1. Depuis 2015, plus de 6,9 milliards de tonnes de déchets plastiques ont été produites. Environ 9% sont recyclés, 12% ont été incinérés, et 79% ont été accumulés dans des décharges ou dans la nature.

Au fond de l’eau comme sur terre, une seule solution pour éviter qu’ils ne se retrouvent en pleine nature : les recycler. Depuis 1980, 600 millions de tonnes de plastiques l’ont été, soit 9 % de la production totale. Aujourd’hui, l’Europe (30 %) et la Chine (25 %) sont les meilleurs élèves en termes de recyclage de plastique ; aux Etats-Unis c’est l’inverse, le taux de recyclage ne dépasse pas 9 %.

Les matières plastiques sont difficiles à retraiter car elles sont souvent mélangées avec d’autres matériaux. Les recycler telles quelles, détruit leurs propriétés, il faut donc séparer les matières mais ce n’est pas possible à tous les coups. Pour ce genre d’éléments, la seule solution reste alors l’incinération.

INFORMATION IMPORTANTE

Au rythme actuel, il faudra faire face à plus de 25 milliards de tonnes de plastiques en 2050, soit trois fois plus qu’aujourd’hui si aucune réglementation n’est mise en place.

LES CONSEILS DE BÉRU :

Au quotidien, appliquez la règle des 3R : Réduire, Réparer, Recycler. Cela permettra de diminuer votre impact environnemental et de donner une seconde vie à vos affaires  !

Entretenir, réparer, donner et revendre, pour allonger la durée de vie des objets.

Si un appareil ne marche plus, vérifiez s’il est réparable. Il est ensuite possible de faire appel à un réparateur, ou bien de le réparer soi-même, en trouvant les informations sur internet grâce à des sites de conseils SAV par exemple. 

Des ateliers de co-réparation se développent également dans les villes, ils sont accessibles à tous et permettent de partager son expérience ou de bénéficier d’aide pour réparer soi-même son appareil ou objet.Il est aussi possible d’acheter et revendre via internet des produits d’occasion, en se tournant vers des sites de seconde main comme Leboncoin, ou BackMarket qui propose des téléphones reconditionnés par exemple.

2. La moitié des vêtements que nous donnons ne sont pas recyclés mais exportés en Afrique où ils sont parfois entassés dans des décharges sur les plages, dont une partie finit dans les océans.

Nous avons tous déjà décidé de faire un sac de vêtements “à donner” après avoir fait le tri dans notre placard, en s’imaginant faire une bonne action. Malheureusement, en France, seuls 5% des vêtements déposés en benne de collecte sont destinés aux français démunis. La plupart sont envoyés dans une usine de tri dans un pays voisin. 

Le problème avec les vêtements que nous donnons est leur mauvaise qualité. Ce sont des vêtements issus de la fast fashion, peu coûteux, mais qui s’abîment rapidement.

Ces tonnes d’habits usés sont envoyées en Afrique, où elles sont exportées par milliers. Des petits entrepreneurs revendent sur les marchés les vêtements utilisables. Mais faute d’usines de recyclage adaptées, le reste s’entasse dans des décharges sauvages, à raison de 400 tonnes par semaine ! Ces « déchèteries » situées au bord de l’eau polluent ainsi tout leur environnement à cause des particules de plastique et autres produits chimiques présentes dans les textiles. C’est ainsi que les habits finissent échoués sur des kilomètres de plages africaines.

C'est quoi la Fast Fashion ??

Ce sont les marques du secteur de la mode qui produisent des vêtements très vite, très souvent et à des prix attractifs. La fast fashion est critiquée pour ses conséquences sociales et environnementales.

LES CONSEILS DE BÉRU :

Consommez de manière raisonnée, préférez le local. Prenez soin de jeter vos produits usagés dans les lieux appropriés et n’hésitez pas à donner vos anciens vêtements ou jouets à des associations.

Consommez des produits locaux (fruit, légume, viande, poisson, lait, etc.) favorise les petits producteurs qui pratiquent souvent une agriculture biologique. Cela permet aussi de manger des fruits et des légumes de saison et de faire des économies. C’est un bon moyen de manger sainement tout en participant à la préservation de l’environnement.

Triez vos déchets, une solution de recyclage appropriée existe pour chacun d’eux :

  • Les poubelles jaunes pour vos emballages plastique.
  • Les déchetteries pour les déchets encombrants / dangereux / verts : électroménager, meubles, pneus, cartons, branches, etc.
  • Les collectes de piles usagées, bouchons en plastique, cartouches d’encre, ampoules, appareils électriques directement dans les magasins.
  • Dans les rues, il existe des bornes de collecte pour les textiles et chaussures, le verre, le papier, etc.
  • Rendre ses médicaments non utilisés ou périmés directement à la pharmacie.
 

Des alternatives existent à la fast fashion, de nouveaux créateurs s’engagent pour des vêtements éthiques, mieux produits. Des sites comme WeDressFair répertorient de nombreuses marques de mode responsables. 

Afin d’éviter que les vêtements que nous donnons aux associations ne finissent par polluer dans la nature, apportez directement les vêtements que vous souhaitez donner aux boutiques associatives (Vestiboutique de la Croix Rouge par exemple) ou dans d’autres lieux de recycleries solidaires.

3. Après avoir été utilisés, la plupart des produits d’entretien se retrouvent dans les eaux usées domestiques. Le rejet de substances chimiques comme l'ammoniaque ou le phosphate entraîne la pollution de l’eau et menace les écosystèmes aquatiques.

Il faut savoir que l’air de notre maison est 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur. L’une des principales causes est l’utilisation régulière de produits d’entretien (spray, eau de javel, désinfectants, etc). 

Le rejet des autres substances chimiques (phosphates, parfums chimiques, ammoniaque, dichlore, tensioactifs de synthèse) entraîne la pollution de l’air mais aussi de l’eau. Après les avoir utilisés, la plupart des produits d’entretien se retrouvent dans les eaux usées de notre maison (liquide vaisselle, lessive, déboucheur). S’ils sont mal traités par les stations d’épuration, les produits deviennent dangereux pour la nature et les animaux terrestres comme aquatiques.

LES CONSEILS DE BÉRU :

Tournez-vous vers des produits d’entretien respectueux de l’environnement et si possible bios, qui pourront être traités par les réseaux de nettoyage des eaux usées.

Pour nettoyer la maison en étant sûr de ne pas polluer l’environnement, différentes options sont possibles :

  • Tournez-vous vers des détergents et lessives écologiques en vrac dont le contenant sera réutilisable.
  • Réalisez vos nettoyants faits maison. Des sites comme Aroma Zone proposent d’acheter des produits naturels qui vous permettront, grâce à une recette simple, de concevoir votre propre produit de nettoyage.
 

Nettoyer sans polluer, c’est aussi se tourner vers des produits naturels ou bio, tous aussi efficaces. En voici quelque-uns :

  • Les huiles essentielles permettent de lutter contre les acariens.
  • Le marc de café est un bon moyen d’éliminer les moisissures, les odeurs de réfrigérateur et l’humidité.
  • Le vinaigre blanc désinfecte, nettoie et dissoud le calcaire.
  • Le savon noir et le savon de Marseille agissent sur les tâches présentent sur le tissu, dans la cuisine ou sur le carrelage.
  • Le jus de citron détartre et désinfecte les robinetteries.
  • Le bicarbonate de soude permet de dégraisser les surfaces de la cuisine, il est aussi utilisé pour blanchir le linge.

4. Un mégot de cigarette n’est pas biodégradable. Chaque année, plus de 23 milliards de mégots sont jetés au sol et se retrouvent dans la nature. Un mégot = jusqu’à 500 litres d’eau polluée.

Chaque jour dans le monde, 137 milliards de mégots de cigarettes sont jetés par terre, dont 40% se retrouvent dans les océans. Et, chaque année en France, ce sont 30 à 40 milliards de mégots qui ne finissent pas dans une poubelle. Malheureusement, un seul mégot peut polluer à lui seul, jusqu’à 500 litres d’eau. Imaginez la quantité d’eau polluée à l’échelle mondiale !

En fait, le mégot de cigarette contient une centaine de substances toxiques qui contaminent à la fois l’eau, l’air et les sols.

D’ailleurs, les mégots représentent 40% des déchets récupérés dans les villes et sur les plages lors des actions de nettoyage.

LES CONSEILS DE BÉRU :

Faites passer le message et encouragez votre entourage à ne pas jeter leurs mégots de cigarettes dans la nature. L’idéal est d’utiliser des poubelles adaptées et des cendriers de plage ou de poches.

Normalement, il est interdit de jeter son mégot de cigarette dans la rue ou dans la nature car ses composants sont toxiques et dangereux pour l’environnement. Malgré cela, de nombreuses personnes continuent de le faire.

Pour éviter que les mégots de cigarette ne se retrouvent jetés par terre, il existe dans les villes, des cendriers dédiés à la collecte des mégots. En fait, l’usage de poubelles classiques n’est pas adapté aux déchets de cigarettes car les sacs poubelles et les autres déchets risqueraient de prendre feu.

La deuxième solution est le cendrier de poche. Il ressemble à une petite boîte que l’on peut fermer et déplacer partout. Il permet aux fumeurs de conserver leurs mégots lorsqu’il n’y a pas de poubelles et ainsi éviter de les jeter dans la nature. C’est très utile dans certains lieux comme les plages, les stations de ski ou encore les parcs.