1. Près de 90 000 navires parcourent les océans de la planète tout au long de l’année : cargos, porte-conteneurs, pétroliers, gaziers, ferries ou encore paquebots.

Le transport maritime représente à lui seul 90% du commerce mondial de marchandises si on en croit les volumes transportés chaque année. Ce moyen de transport est donc indispensable au commerce mondialisé. Cela représente 11 milliards* de tonnes de marchandises transportées chaque année. 

L’industrie des paquebots de croisière est aussi en pleine croissance. Ce secteur est celui qui a le plus progressé sur le marché mondial du tourisme. Des paquebots toujours plus grands sont construits afin d’accueillir un maximum de touristes. 

*seuil record en 2018 selon la CNUCED : Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement

LES CONSEILS DE BÉRU :

Limitez la consommation de produits importés et privilégiez la consommation de produits locaux afin de réduire le transport des marchandises sur de longues distances.

Consommez des produits locaux  pour permettre de réduire la pollution liée au transport des aliments, par voies maritimes, aériennes ou par camions. 

Si nous privilégions des produits élaborés près de chez nous lors de nos achats, cela permettra de réduire également les distances de transport. Par la même occasion, les procédés de conservation pourront être moins ou plus du tout utilisés, cela participe à une meilleure alimentation.

2. La pollution sonore générée par les bruits des navires (sonar, hélices…) désoriente la faune marine et particulièrement les cétacés comme les baleines et les dauphins.

La faune sous-marine est de plus en plus impactée par les bruits sous-marins. Les sources sonores sont émises par diverses activités comme l’industrie du pétrole et du gaz, les éoliennes, la pêche et l’aquaculture, les activités portuaires, l’installation de canalisations, le trafic maritime ou bien les activités de loisirs comme le jet ski. 

Ces bruits sont considérés comme de la pollution, au même titre que la pollution chimique ou microbiologique. Le son est en fait généré par des ondes acoustiques. Malheureusement, chez les mammifères marins comme les dauphins, l’audition est un sens important, tout comme pour les tortues marines, les poissons, les crustacés, les mollusques et même les oiseaux pêcheurs. 

L’exposition au bruit peut avoir un impact plus ou moins important sur ces espèces : des réactions comportementales étranges, un masquage acoustique, le mauvais fonctionnement de certains de leurs organes ou l’échouage.

LES CONSEILS DE BÉRU :

En diminuant la vitesse des navires comme les pétroliers, nous pourrions réduire leur consommation d’énergie jusqu’à 30%. Cela limiterait également les risques de collisions avec les cétacés.

Le ralentissement des navires à 75% de leur vitesse maximale entraîne des bénéfices environnementaux multiples. Il permet de réduire le nombre de baleines tuées lors de collisions avec des navires et possède des avantages pour l’industrie du transport maritime en termes d’économies de carburant notamment.

Limiter la vitesse des navires à 75% entraîne également une réduction des émissions des principaux gaz polluants comme le CO2, les oxydes de soufre et l’azote, ainsi qu’une diminution importante du bruit sous-marin.

3. Les naufrages, les accidents ou les rejets d’eaux de ballast libèrent des hydrocarbures dans les habitats sensibles. Leur déversement contamine les eaux, les côtes et affecte les espèces qui s’y trouvent.

Bien que les eaux de ballast soient essentielles à la navigation, elles peuvent poser des problèmes écologiques, en raison de la multitude d’espèces marines qui peuvent être transportées à l’intérieur. Il s’agit de bactéries, microbes, petits invertébrés, œufs et larves de différentes espèces. Transportées dans les eaux de ballast, elles peuvent survivre et devenir envahissantes lorsqu’elles sont rejetées dans un autre milieu aquatique que celui d’où elles sont issues.

Plus rares, les marées noires sont pourtant le type de pollution le plus associé au transport maritime. Le déversement d’hydrocarbures a des effets extrêmement dévastateurs sur l’environnement : asphyxie de l’environnement marin ; perturbation des espèces ; contamination des produits de la pêche ; dégradation des paysages, etc.

Qu'est-ce qu'un ballast ?

Un ballast est un réservoir d’eau de grande contenance destiné à faciliter la navigation. En étant remplis ou vidés d’eau, le ballast permet d’ajuster la stabilité des gros navires comme les porte-conteneurs ou les navires de croisière.

Qu'est-ce qu'un Hydrocarbure ?

C’est un composé organique composé uniquement d’atomes de carbone et d’hydrogène. Il est inflammable et ne se mélange pas à l’eau. Les hydrocarbures sont présents dans le pétrole ou le gaz.

LES CONSEILS DE BÉRU :

Éviter d’emprunter les routes maritimes sensibles (comme le passage du Nord-Est situé dans l’océan Arctique) participe à leur préservation.

Plusieurs responsables de navires ont pris la décision de ne pas emprunter certaines routes maritimes afin de participer à leur protection. Des compagnies de porte-conteneurs se sont par exemple engagées à ne pas utiliser le passage du Nord-Est qui est la voie la plus rapide pour relier l’Europe et l’Asie par la mer. Cette route maritime située dans l’océan Arctique permet de relier l’océan Atlantique à l’océan Pacifique en passant par le nord de la Russie. Normalement accessible uniquement en été, le passage du Nord-Est reste ouvert de plus en plus longtemps en raison du réchauffement climatique.

4. Si le transport maritime européen était un pays, il serait le huitième plus gros émetteur de gaz à effet de serre.

L’émission de particules fines est la première source de pollution générée par le transport maritime. Selon l’Organisation maritime internationale (OMI), 5% des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) proviennent du transport maritime.

Cette pollution a pour origine les gaz d’échappement des navires et l’utilisation de carburant de mauvaise qualité. Ces fumées contiennent des particules fines, des oxydes d’azote, des métaux lourds et des composés organiques volatils.

139 millions de tonnes de CO2 ont été relâchées dans l’atmosphère en 2018 par les bateaux qui entrent et sortent de l’Union Européenne. Si le transport maritime vers et depuis l’Europe était un pays, il serait le huitième plus gros émetteur, derrière les Pays-Bas. 

Le rejet de ces gaz toxiques a des conséquences importantes sur la santé humaine et peut provoquer l’apparition précoce de maladies respiratoires et cardiovasculaires.

LES CONSEILS DE BÉRU :

Essayons de trouver des alternatives durables au fioul qui est extrêmement polluant. Le gaz naturel liquéfié, l’hydrogène et même les voiliers-cargos font partie des solutions les plus prometteuses !

Le fioul utilisé étant extrêmement polluant, il est nécessaire de trouver des alternatives durables afin d’alimenter les navires en carburant. Les alternatives les plus prometteuses sont le gaz naturel liquéfié ou encore l’hydrogène.

D’autres projets sont également à l’étude comme la production de biocarburants maritimes.

Enfin, la création d’une gigantesque aile volante déployée à l’avant des navires va permettre de les tracter avec la force du vent. Grâce à cette nouvelle invention, les bateaux pourront couper leurs moteurs de temps en temps en utilisant seulement la force du vent pour se déplacer. Ils pourront ainsi réduire leur consommation énergétique de 20%. Le principe est le même qu’une voile de kite-surf ou de parapente sauf que celle-ci pourra mesurer jusqu’à 1000 m2 et tirer un porte-container de 100 000 tonnes !