1. 5000 milliards de particules de plastique flottent déjà à la surface des océans. Leur masse cumulée représente moins de 1% du plastique présent dans les océans du monde. Les 99% restants se trouveraient dans les profondeurs transportés par des courants de fond.

Les déchets marins sont les déchets présents dans l’environnement marin, 80% proviennent des activités terrestres. Les plastiques et plus particulièrement les emballages comme les sacs, sont les déchets les plus répandus dans les océans mais on retrouve aussi des mégots, cotons-tiges, granulés de plastique, des filets de pêche, etc. 

Ces déchets ont un fort impact sur la biodiversité marine mais aussi sur les activités s’exerçant en mer.

Mais les déchets ne flottent pas uniquement à la surface des océans… Les courants marins transportent de minuscules fragments et fibres de plastique dans le fond des océans. Ces courants peuvent concentrer les microplastiques dans d’énormes zones d’accumulations de sédiments appelées “hotspots” de microplastiques.  

Ces zones d’accumulation de déchets en profondeur sont principalement constitués de fibres provenant de textiles et de vêtements.

LES CONSEILS DE BÉRU :

Consommez de préférence des produits limitant l’utilisation d’emballages. Privilégiez les produits en vrac, les sacs en papier recyclable ou en tissu. Évitez d’utiliser les pailles, couverts et autres objets à usage unique.

Nous pouvons tous faire des efforts et tenter de limiter notre utilisation d’emballages plastiques au quotidien. Différentes alternatives existent :

  • Achetez des produits en vrac comme les pâtes, les céréales, les gâteaux mais aussi les produits de nettoyage comme la lessive.
  • Rendez-vous directement en poissonnerie ou en boucherie pour acheter vos produits, et les transporter dans des contenants réutilisables.
 

Nous pouvons modifier certains de nos usages :

  • Remplacez vos gel douche, shampoing, dentifrice par des produits solides (savon solide, dentifrice en pastille, etc).
  • Servez-vous de l’eau du robinet au lieu d’acheter des bouteilles.
 

L’intérêt de diminuer le volume de ses déchets est de réussir à réduire son empreinte carbone sur la planète, chacun peut y participer, en commençant par diminuer son usage d’objets à usage unique !

  • Dans la salle de bain, remplacez les cotons tiges par un oriculi ou des cotons tiges lavables, utilisez une brosse à dents en bambou ou choisissez des lingettes ou gants lavables.
  • Pour le déjeuner, optez pour des couverts en inox ou en bambou, utilisez une serviette en tissu plutôt que de l’essuie-tout, remplacez les gobelets en plastique par une tasse ou une gourde, etc.

2. Environ 700 espèces d'animaux marins ont déjà ingéré du plastique ou ont été piégés dedans. D'ici à 2050, ce sont tous les oiseaux marins qui en mangeront régulièrement.

Environ 700 espèces d’animaux marins ingèrent régulièrement du plastique présent dans les océans. Ces déchets ont un fort impact sur la biodiversité marine : 94% des estomacs d’oiseaux de mer du Nord contiennent du plastique et 86% des tortues marines les ingèrent en les confondant avec des méduses. Tout cela sans oublier les espèces d’oiseaux présents en ville qui en mangent quotidiennement.

Les hydrocarbures présents dans le plastique sont malheureusement hautement toxiques et cancérigènes pour les animaux comme pour les Hommes.

LES CONSEILS DE BÉRU :

Au quotidien, il existe différentes manières de s’engager pour la protection de l’océan. Dirigez-vous vers une association spécialisée pour participer au nettoyage des plages, à la collecte de déchets ou encore à la protection des espèces marines sensibles.

Si vous n’habitez pas directement au bord de la mer, il est parfois difficile de savoir quoi faire pour aider à la protection des océans. Rappelez-vous cependant que tous les cours d’eau mènent à la mer et que tous les déchets trouvés dans la nature atterriront très certainement dans l’eau. 

Ainsi des gestes simples peuvent parfois participer à la protection de l’océan.

Vous pouvez évidemment vous inscrire à une collecte de déchets auprès d’une association, mais au quotidien, prenez l’habitude de collecter les déchets que vous trouverez lors de vos promenades en ville ou à la campagne. Chacun peut agir à son échelle !

L’été, si vous souhaitez mêler activités nautiques, vacances et action pour l’environnement, renseignez-vous sur les colonies de vacances ou les campings qui organisent des actions de nettoyage des plages ou de protection des espèces marines sensibles.

3. Tous les ans, environ 10 millions de tonnes de plastiques finissent dans les océans. La plus grande décharge de plastique à ciel ouvert, surnommée le 7ème continent flotte d’ailleurs dans l’océan Pacifique.

10 millions de tonnes de plastiques finissent tous les ans dans les océans. Leur dégradation est très longue et dangereuse pour la faune, la flore et la santé humaine. Les plastiques fins mettent quelques années à se décomposer, mais les plus épais peuvent flotter pendant plusieurs centaines d’années dans les océans et s’accumuler.

D’ailleurs, la plus grande décharge de plastique à ciel ouvert flotte dans l’océan Pacifique entre les Etats-Unis et le Japon. Surnommée le 7ᵉ continent ou le Vortex de déchets du Pacifique nord, cette décharge forme une île de plus d’1,6 million de km², c’est 3 fois la surface de la France !  

Et en réalité, il existe 5 zones de convergence des déchets de ce type qui sont présentes sur le globe et disséminées dans tous les océans de la planète.

LES CONSEILS DE BÉRU :

L’été, à la plage, veillez à récupérer vos jeux, eux aussi pourraient participer à la pollution de l’océan s’ils étaient abandonnés dans le sable. Après votre pique-nique, conservez bien vos déchets en attendant de trouver une poubelle, mais ne les jetez pas dans la nature.

Il est important de se protéger des rayons du soleil, mais certaines crèmes solaires contiennent des ingrédients parfois très mauvais pour la faune et la flore marine. Par exemple, la disparition de la moitié des coraux hawaïens est due à notre utilisation de crèmes solaires qui est occasionnellement toxique pour les espèces. Alors comment faire ? Il existe de nombreuses crèmes et huiles anti UV respectueuses de l’eau dans laquelle vous vous baignerez.

Évitez seulement ces types d’ingrédients : oxybenzone, octinoxate, zinc.

4. Le matériel de pêche représente 27% des déchets marins plastiques retrouvés sur les plages européennes. En mer, ils génèrent de la pêche fantôme en continuant à piéger des animaux marins. Autre effet indésirable, ils se dégradent en microplastiques.

Parmi les objets en plastique les plus fréquemment rejetés en mer, le matériel de pêche occupe l’une des premières places. Il représenterait à lui seul environ 10% de la pollution plastique dans les océans avec, chaque année, 640.000 tonnes de filets, de lignes, de pièges à anguilles, paniers, cordes et autres outils délaissés (aussi appelés « matériels fantômes »). 

Les filets maillant de fond font partie des plus problématiques. Le bord inférieur de ces filets est ancré au fond de la mer, tandis que des flotteurs se situent à la surface de l’eau, ils forment alors un mur vertical sous-marin pouvant mesurer de 600 à 10.000 mètres de long. S’ils sont abandonnés ou perdus, ils peuvent continuer de pêcher seuls pendant des mois, voire des années, en tuant de nombreuses espèces marines. Il leur faudrait ensuite 600 ans pour pouvoir se détruire complètement.

LES CONSEILS DE BÉRU :

Des entreprises développent des produits et matériaux issus de déchets venant de la mer. Renseignez-vous directement auprès d’associations et marques éthiques qui sauront vous informer sur ces nouveaux procédés et vous aideront à mieux consommer.

Que ce soit du plastique repêché dans l’océan par des pêcheurs, des robots dans les ports ou la mer ou du plastique collecté sur les plages et dans la nature, de plus en plus d’entreprises et associations tentent de recycler ces déchets pour en faire de nouveaux.

Dans la mode, de plus en plus de marques utilisent du polyester recyclé dans les vêtements et les maillots de bain. Cela permet de réutiliser du plastique déjà existant, au lieu d’en créer du nouveau et donc d’économiser l’utilisation de ressources naturelles premières. L’Econyl, par exemple, est une matière réalisée à partir des déchets plastiques récupérés en mer. Différents types d’accessoires voient le jour comme des bijoux fabriqués à partir de filets de pêche usagés, de plastique collecté sur les plages, de verre poli par la mer ou encore de bois recyclé. Des lunettes de soleil et même des planches de skateboard ont été imaginées à partir de ce type de matériau. Les possibilités sont nombreuses, à vous de les explorer !